Aidant Aidant Gilles et Chloé Gilles et Chloé Maison Panel Gilles et Chloé Gilles et Chloé Mère et fille Gilles et Chloé Chèque Gilles et Chloé Maison Gilles Carle

« La Maison Gilles-Carle, comme lieu de répit, était le rêve que je partageais avec Gilles qui savait mieux que quiconque que seule une aidante reposée et en santé peut alléger le supplice de la personne malade dont elle prend soin. Et il savait, encore mieux que quiconque, que toujours la maladie fait mentir le destin. Car aidante, on le devient du jour au lendemain, d'où l'urgence de faire de cette cause celle de demain. »
— Chloé Sainte-Marie


Gilles et Chloé

Gilles Carle, en écho aujourd'hui

Odile Tremblay — Jeudi, 1er décembre 2016
Le Devoir, Actualités culturelles

Chloé Sainte-Marie, en muse qui virevolte au bistro Le Ste-Cath, lançait le vidéoclip Auréoler, sous la direction artistique d’Hugo Latulippe. Elle peut bien chanter en innu, en latin, en français ou en exploréen, Chloé Sainte-Marie, c’est sa fougue qui épate. Et le flambeau de Carle porté au bout de ses bras.

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Au microphone, Culture et société
Mercredi, 9 novembre 2016

Chloé Sainte-Marie :
quand les mots deviennent bouées

« D’aider quelqu’un 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année, ça, c’est pas naturel. »

Voilà le paradoxe soulevé par Chloé Sainte-Marie autour de ce titre désormais consacré : Aidant naturel. En accompagnant Gilles Carle, elle le fut elle-même. Et tous ceux qui le sont aujourd’hui, elle les supporte encore de tout son coeur, mais aussi de toute sa voix, qu’elle prête aux poètes ayant écrit la mort et le deuil de mille et une façons.

Elle a livré son récital à la chapelle de la Coopérative funéraire de l’Estrie dans le cadre de la Semaine des aidants naturels. Au Microphone a eu le plaisir de la rencontrer tout juste après.

Cliquez ici pour écouter l'entrevue


Gilles et Chloé

La Fondation Maison Gilles-Carle propose la mise en œuvre de maisons de répit, en collaboration étroite avec des organismes communautaires à travers le Québec. Pour ce faire, la Fondation s’engage à recruter des organismes-porteurs qui deviendront les acteurs principaux dans la concrétisation de l’objectif d’ouvrir 5 maisons en 5 ans d’ici novembre 2021.


Aidant Gilles et Chloé Mère et fille Tablée Mère et fille Gilles Gilles
Gilles et Chloé
Aidant Mère et fille Panel Gilles et Chloé Gilles et Chloé Mère et fille Maison

« La Maison Gilles-Carle, comme lieu de répit, était le rêve que je partageais avec Gilles qui savait mieux que quiconque que seule une aidante reposée et en santé peut alléger le supplice de la personne malade dont elle prend soin. Et il savait, encore mieux que quiconque, que toujours la maladie fait mentir le destin. Car aidante, on le devient du jour au lendemain, d'où l'urgence de faire de cette cause celle de demain. »
— Chloé Sainte-Marie

Actualités

Gilles Carle, en écho aujourd'hui

Odile Tremblay — Jeudi, 1er décembre 2016
Le Devoir, Actualités culturelles

Chloé Sainte-Marie, en muse qui virevolte au bistro Le Ste-Cath, lançait le vidéoclip Auréoler, sous la direction artistique d’Hugo Latulippe. Elle peut bien chanter en innu, en latin, en français ou en exploréen, Chloé Sainte-Marie, c’est sa fougue qui épate. Et le flambeau de Carle porté au bout de ses bras.

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Au microphone, Culture et société
Mercredi, 9 novembre 2016

Chloé Sainte-Marie :
quand les mots deviennent bouées

« D’aider quelqu’un 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année, ça, c’est pas naturel. »

Voilà le paradoxe soulevé par Chloé Sainte-Marie autour de ce titre désormais consacré : Aidant naturel. En accompagnant Gilles Carle, elle le fut elle-même. Et tous ceux qui le sont aujourd’hui, elle les supporte encore de tout son coeur, mais aussi de toute sa voix, qu’elle prête aux poètes ayant écrit la mort et le deuil de mille et une façons.

Elle a livré son récital à la chapelle de la Coopérative funéraire de l’Estrie dans le cadre de la Semaine des aidants naturels. Au Microphone a eu le plaisir de la rencontrer tout juste après.

Cliquez ici pour écouter l'entrevue

La Fondation Maison Gilles-Carle propose la mise en œuvre de maisons de répit, en collaboration étroite avec des organismes communautaires à travers le Québec. Pour ce faire, la Fondation s’engage à recruter des organismes-porteurs qui deviendront les acteurs principaux dans la concrétisation de l’objectif d’ouvrir 5 maisons en 5 ans d’ici novembre 2021.

Mission

 

La Fondation Maison Gilles-Carle a pour mission de soutenir les aidants en offrant du répit ainsi que de l'hébergement à leurs proches en s'assurant de l'ouverture et de la viabilité de Maisons Gilles-Carle comme ​l​a Maison Gilles-Carle Brome-Missisquoi​ située​ à Cowansville​. Cette première maison offre des services d’accueil, de répit et d'accompagnement aux aidants et à leur proche en perte d’autonomie au sein d'un milieu de vie imprégné d’art et de culture. Pour ce faire, la Fondation propose la mise en œuvre de maisons de répit, en collaboration étroite avec des organismes communautaires à travers le Québec. La Fondation s’engage donc à recruter des organismes-porteurs qui deviendront les acteurs principaux dans la concrétisation de l’objectif d’ouvrir 5 maisons en 5 ans d’ici novembre 2021.

La Fondation Maison Gille-Carle agit également comme organisme de pression au niveau provincial en sensibilisant les dirigeants politiques à la réalité des aidants naturels. Actuellement, il n’y a pas d’offres structurées afin de combler les besoins des aidants au Québec, d’où la nécessité de la pérennité de la Fondation. Car l’apport de la Fondation, en plus d’être fondamental, est unique.

La Fondation Maison Gilles-Carle est un organisme à but non lucratif qui est en mesure de recevoir et d’administrer des dons, legs et autres contributions de même nature en espèces, valeurs mobilières ou immobilières. Grâce à ceux-ci, la Fondation peut s’assurer de la mise en œuvre et de la viabilité de Maisons Gilles-Carle dans chaque région du Québec. Le projet comme celui que met en action la Fondation Maison Gilles-Carle est un projet qui dépasse l’esprit d’entreprise de quelques individus. Il s’agit de repenser le «  vivre ensemble  » en société et découvrir ces liens de vulnérabilité et de solidarité qui nous unissent les uns aux autres : reconnaître notre impuissance c’est reconnaître notre humanité.

HISTORIQUE

L'idée est née de la flamme, de la nécessité, de la résilience de Gilles Carle alors atteint de la maladie de Parkinson. Pendant 27 années, Chloé Sainte-Marie a partagé son quotidien avec son conjoint. Dix-sept d’entre elles ont été investies du support et de la lutte constante afin d’obtenir à domicile les soins dont Gilles Carle avait besoin. Ensemble, ils rêvaient d’une maison qui puisse appuyer les aidants et les personnes aidées, sans discrimination d’états de santé.

Cognant à toutes les portes afin de revendiquer le droit pour Gilles Carle de demeurer chez lui et d'ainsi éviter l'institution, Chloé Sainte-Marie est devenue le porte-voix des aidants au Québec. Le premier fruit de cette lutte fut la mise sur pied en 2007 de la Maison Gilles-Carle à Saint- Paul-d'Abbotsford, qui projetait d'accueillir de façon permanente des personnes en perte d'autonomie et de permettre aux aidants de prendre du répit. Gilles Carle s'éteint le 28 novembre 2009 durant les travaux d'aménagement et ne pourra voir l'issue du projet. La maison est mise en vente peu après.

Tenant fermement sa promesse faite à Gilles Carle de créer un lieu de répit pour les aidants, Chloé Sainte-Marie s'associe au Regroupement de Soutien aux Aidants de Brome-Missisquoi. Rassemblant suffisamment de courage et de fonds, Chloé Sainte-Marie, entourée de ses donateurs et amis, permet à la première Maison Gilles-Carle d’ouvrir ses portes à Cowansville le 16 mai 2012.

Créée officiellement le 19 septembre 2008, La Fondation Maison Gilles-Carle, inspirée de l'expérience personnelle de sa porte-parole, est régie par un conseil d’administration composé de cinq membres élus: un rêve qui poursuit son ambition lumineuse.

ÉQUIPE ET ADMINISTRATEURS

L'équipe

Christine Fortin

Christine Fortin, directrice générale

Femme de cœur à l’écoute des gens, elle débute sa carrière en dirigeant le premier Camp de jour au Québec en 1982. Rapidement, elle comprend le principe des spécialités et le potentiel que cela représente. Elle passe donc du camp de jour au camp résident, pour ensuite aboutir dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve au sein du Chic Resto Pop où elle apprend l’expertise de levée de fonds : elle réussit à collecter les 2 millions de dollars nécessaires pour le déménagement du restaurant. Dans cette fonction, elle reçoit des personnes de tous les continents qui viennent observer le fonctionnement du célèbre restaurant communautaire.

Son parcours l’amènera par la suite à œuvrer pour la prévention de la violence en assurant la coordination d’une table de concertation. Elle choisit le Carrefour Familial Hochelaga en 2007 pour relever un autre défi : éviter la fermeture d’un organisme en crise. Elle fait un travail considérable au niveau des ressources humaines et des processus internes et génère près de 2 millions annuellement au sein de l’organisation en créant une garderie communautaire, une école hors murs et deux nouvelles Maisons Oxygène.

Finalement, grâce à son savoir-faire, son humanité et sa créativité, la réalisation de son projet ultime des «  Portes ouvertes vers l’espoir  » visant l’ouverture de 5 maisons d’hébergement pour pères-enfants à travers le Québec en 5 ans se concrétise. Ce projet comprend des tâches multiples qu’elle réussit à exécuter avec habileté et intelligence : la conception d’une image corporative, la rédaction de l’expertise, la rédaction d’un livre de témoignages, la fondation du Réseau Maisons Oxygène et sa reconnaissance par MSSS en 2015, la mise sur pied d’un programme de transfert des connaissances pour les nouveaux acteurs des Maisons Oxygène et l’acquisition d’une nouvelle maison soutenue à 80% par des dons et des subventions. En 2014, mission accomplie! 11 maisons avaient demandé le label Maison Oxygène dans 8 régions du Québec.

Madame Fortin a les pieds solidement ancrés en sol Montréalais, toujours animée par la même ambition d’apporter du support et de l’aide aux gens de sa communauté.

Elle arrive donc à la Fondation Maison Gilles-Carle en février 2016, à la demande de Chloé Sainte-Marie, avec l’intention de répéter et faire bonifier son expérience afin de développer le concept des Maisons Gilles-Carle.

Distinctions

Tout au long de sa carrière, plusieurs distinctions ont été remises aux organisations pour lesquelles elle a œuvré : Prix Desjardins, Prix de la citoyenneté, Prix paternité, Prix Agnès-C. Higgins, etc. Les prix mentionnés ci-dessous lui ont été décernés pour son expertise individuelle :

  • Médaille des bâtisseuses d’Hochelaga-Maisonneuve – 2016.
  • Prix Solidaire Leadership de Centraide du Grand Montréal pour le déploiement d’un réseau québécois de maisons d’hébergement pour les pères avec enfants – 2014
  • Médaille des bâtisseurs d’Hochelaga-Maisonneuve, volet communautaire – 2008
  • Prix régional et provincial OPHQ pour l’intégration des enfants handicapés en Camp de Jour – 1986
  • Prix du Service de police pour le «  Salon Solidarité envers les aînés  » – Mention d’honneur- 2007
Publications
  • Coordination et idée originale du livre Maison Oxygène « Des portes ouvertes sur l’espoir : Dix pères, dix histoires », Éditions Québec-Amérique – 2009.
  • Coordination et rédaction du livre « Chic! Des recettes POP! », Éditions du Boréal – 2001 dans le cadre du 15e anniversaire du Chic Resto Pop à titre d’activité de visibilité et de financement.
  • Auteure du livre sur les jeux coopératifs « Je coopère, je m’amuse! », Éditions Chenelière/McGraw Hill – 1999.
  • Création et conception d’un jeu pour sensibiliser les jeunes adultes à la violence dans les relations amoureuses « Stop la violence… vers des relations égalitaires », jeu réalisé pour la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec – 2001.
  • Création et conception d’un jeu pour sensibiliser des acteurs locaux sur les enjeux locaux, régionaux et internationaux découlant du néolibéralisme, « Femmes Enjeux », jeu réalisé pour la Fédération des femmes du Québec – 1995.

 

Les administrateurs

Chloé Sainte-Marie

Chloé Sainte Marie, présidente, porte-parole et co-fondatrice avec Gilles Carle

C’est d’abord par le cinéma, dans les années 1980, que Chloé Sainte-Marie est connue du public, révélée par le cinéaste Gilles Carle dans des films où elle chante et incarne des rôles clés. Devenue une actrice accomplie, elle se mérite, pour le rôle principal dans La guêpe en 1986, le prix d’interprétation féminine au Festival du film d’aventure de Pau, en France. En 1990, la pièce de théâtre La terre est une pizza de Gilles Carle est encensée au Festival d’Avignon et présenté deux mois durant à Paris. La comédienne connaîtra aussi d’autres succès: La postière en 1991 et Pudding chômeur en 1996.

En 1985, elle interprète avec François Guy la chanson thème que ce dernier a écrit pour le film Cinéma, cinéma, premier élan vers le monde de la musique, guidée par l’esprit visionnaire de Gilles Carle. La même année elle interprète un rôle crucial dans le film Ô Picasso qui témoigne de l’admiration et de la passion de Gilles Carle pour les arts picturaux en particulier pour l’œuvre du grand maître Pablo Picasso. Un peu plus tard, elle est de la distribution du film Vive Québec, un documentaire-fiction autour de l’histoire de la capitale québécoise, où elle joue et chante à nouveau. Ce sont le premiers pas de ce qui allait nourrir définitivement sa véritable flamme créative, c’est-à-dire : la chanson. Son premier album, L’emploi de mon temps, sorti en 1993 et signé Fernando Arrabal aura été davantage un banc d’essai.

Au milieu de la décennie suivante, elle enregistre une trilogie d’albums sur lequel elle chante les grands poètes québécois. Je pleure, tu pleures sort en 1999 et est accueilli comme la surprise de l’année et récolte pas moins de six nominations au gala de l’Adisq. En octobre 2002, l’album Je marche à toi est lancé et la critique est encore une fois unanime à souligner la qualité et l’originalité de cet album qui remporte le Félix dans la catégorie Album de l’année – Folk contemporain au gala de l’Adisq en 2003. L’année suivante, une importante tournée conduit Chloé en France, en Suisse et en Belgique où elle récolte une foulée de prix. En 2005, Chloé propose un album intitulé Parle-moi, album presque entièrement consacré à la poésie de Gaston Miron et qui consacre Chloé Sainte-Marie comme l’une des pionnières de la résurgence du genre country-folk au Québec et comme l’une des grandes interprètes des grands poètes du territoire. Trois albums et trois spectacles marquants de la scène musicale québécois, trois mises en scène pas Paul Buissonneau, homme de théâtre de renom et ami de longue date de la chanteuse avec qui elle avait fait ses débuts sur scène avec La terre est une pizza.

Suit, en 2009, un album en langue innue, Nitshisseniten e tshissenitamin « Je sais que tu sais », en hommage à Philippe McKenzie fondateur du mouvement folk innu, le premier à chanter dans sa langue maternelle. À l’aide de la poète Joséphine Bacon, Chloé Sainte-Marie se consacre à l’apprentissage du parler innu, de la langue des premières nations et fait de ce projet un spectacle émouvant et engagé mis en scène par Brigitte Haentjens qui a été acclamé par la critique.

En novembre 2011, elle présente l’album « Une étoile m’a dit », un conte musical de Gilles Carle mis en musique par François Guy qui avait été conçu sous forme de scénario et qui avait été oublié faute de budget par Gilles Carle et l’artiste Michèle Cournoyer. Pour ce projet, Chloé s’est entouré d’Yves Desrosiers, Émile Proulx-Cloutier, Bernard Adamus, Florent Vollant, Yves Lambert, Éloi et Jonathan Painchaud, Henry-Paul Besnard, Le Vent du Nord et la Bande Magnétique.

L’année 2014 marque la parution de l’album, À la croisée des silences sur lequel Chloé Sainte-Marie s’est entourée d’une vingtaine de poètes québécois, dont les mots ont été mis en musique par Sylvie Paquette et Yves Desrosiers, et la réalisation et les arrangements signés par Réjean Bouchard. Un album qui pointe vers le sacré de la vie, ce qui s'y partage et ce qui s'y perd, mais aussi ce qui s'y crée et ce qui s'y espère.

Parallèlement à son activité artistique, Chloé Sainte-Marie a pris soin de son conjoint Gilles Carle, atteint de la maladie de Parkinson. Elle s’est fait porte-voix des aidants naturels et a fondé la Fondation Maison Gilles-Carle, un organisme dont la mission est de soutenir des maisons de répit pour les proches aidants. Elle s’est alliée avec Le Regroupement de soutien aux aidants de Brome-Missisquoi et à sa directrice Mme Veerle Beljaars afin de mettre sur pied la première Maison Gilles-Carle qui a ouvert ses portes en avril 2012 et qui a pour mission d’accueillir les personnes en perte d’autonomie et ainsi donner répit aux aidants. Chloé Sainte-Marie, une tête fougueuse dont les yeux n’ont cessé- et ne cessent encore aujourd’hui – de chercher la lumière, dans la poésie comme dans la vie.

 

Audrey Gauthier

Audrey Gauthier, vice-présidente

Audrey Gauthier née au bord de la forêt estrienne, expatriée en territoire urbain depuis quelques années. Elle a obtenu une maîtrise en étude littéraire de l’UQAM, avec un mémoire consacré à l’imaginaire de la marche dans les Illuminations de Rimbaud. Quelques poèmes sont parus dans la Revue Main Blanche et dans le livre-disque À la croisée des silences de Chloé Sainte-Marie, avec qui elle a travaillé depuis 2011 à divers projets. Elle est membre du comité d’administration de la Fondation Maison Gilles Carle depuis 2013.

 

Jean Morisset, administrateur

Natif de Bellechasse-en-Canada, fils de navigateur au long cours et pilote sur la Grande rivière de Canada (Catarakoui ou Saint-Laurent), Jean Morisset n'a cessé de poursuivre une vaste interrogation sur l'identité et le destin des Amériques.

Matelot sur les brise-glace dans le Grand Nord canadien et chargé de relevés au grand large de la toundra durant les années 60, il s'est ensuite embarqué pour la Caraïbe, Le Mexique, le Pérou et le Brésil… Haïti et l'Amazonie, mettant le cap sur la géographie aborigène, la flibuste et la mythologie de la terre.

Membre du forum AfricAmericA (Port-au-Prince/Montréal/Dakar), du CERB (Centre d’études et de recherches brésilienne), de l’Institut international de géopoétique et de La Traversée, il a été écrivain en résidence à México, en 2002-2003.

Co-producteur du film Kiyoukta (Mention spéciale, 26e Rendez-vous du cinéma québécois) et de Élégie de Port-au-Prince, retenons parmi ses ouvrages Métis Witness to the North (Tillacum, Vancouver, 1990), Récits de la terre première (Leméac, 2000), Amériques (en collaboration avec Éric Waddell, l’Hexagone, 2000), Chants polaires (liminaire de Nancy Huston, Leméac / Actes Sud, 2002), Marée-lumière – Suite pour un fleuve en débâcle (Bruxelles, Atelier du héron, 2008), Les chiens s’entre-dévorent, Indiens, Blancs et Métis dans le Grand Nord canadien (Mémoire d’encrier, réédition, 2009) de même que sa contribution à Ikuma, carnet de tournage autour du film Le jour avant le lendemain (Mémoire d’encrier, 2008), son « Hommage à l’Oncle-Mapou de la résistance » dans le collectif portant sur Jean Price-Mars, (Mémoire d’encrier, 2009) et prochainement, Haïti délibérée — Essai de voyage.

Détenteur de baccalauréats en philosophie et en histoire, et d'une maîtrise en géographie de l'Université Laval (Québec) — thèse portant sur les Petites Antilles — Jean Morisset est titulaire d'un doctorat de l'Université de Liverpool (Angleterre) — thèse portant sur le Titicaca (Pérou méridional). Après avoir enseigné à l'Université de Victoria (Colombie-Britannique) et à l'Université de Montréal, il est devenu professeur au Département de Géographie de l'Université du Québec à Montréal dont il s’est retiré en l’an 2000 pour se consacrer entièrement à l’écriture.

 

Bernard Vézina, secrétaire

Bernard Vézina est avocat et médiateur. Il a été admis au Barreau du Québec en 1995 et exercé la profession d'avocat en cabinet privé en tant que généraliste pendant plusieurs années. À ce titre, il a conseillé ses clients dans diverses transactions et les a représentés devant les tribunaux. Il s'est intéressé en même temps aux modes alternatifs de résolution de conflits et poursuivi sa formation en médiation. Il a obtenu ainsi ses accréditations de médiateur civil et de médiateur familial du Barreau du Québec et, depuis, il exerce toujours la profession d'avocat en cabinet privé mais offre principalement des services de médiation et de consultation en droit des personnes et de la famille. Il s’est entre autres allié aux Chantiers Jeunesse. Il a fait ses études en droit (Université du Québec à Montréal, LL.B., 1994) mais aussi en administration (Université McGill, BCom, 1990) et en psychologie (Université du Québec à Montréal, Certificat en psychologie, 2014). Il poursuit présentement des études de 2e cycle en thérapie conjugale et familiale (Université Laval, Microprogramme en TCF, 2014-2016) toujours dans le but de mieux servir ses clients.

Anika Gaudet, trésorière

Passionnée du domaine culturel, Anika Gaudet a grandi dans la belle région du Témiscamingue avant que sa famille ne vienne s’établir sur la Rive-Sud de Montréal. Elle y a poursuivi ses études et une fois celles-ci complétées, elle s’est dirigée dans un domaine connexe à ses premières amours : la post-production et les effets spéciaux. Elle a œuvré au sein de la grande équipe de

Groupe Image Buzz inc. durant plusieurs années en tant que comptable avant de finalement faire le grand saut et travailler à son compte. Ainsi est née la société Nirvana communications (9159-2378 Québec inc.), une boîte de gestion et de tenue de livres. C’est avec succès qu’elle a su, au fil des années, attirer une imposante clientèle en tant que comptable de production dans le domaine culturel exclusivement. Aujourd’hui, elle offre d’excellents services aux artistes qui lui ont fait confiance, usant de minutie et d’une très grande discrétion dans chacun de ses dossiers. Étant toujours à l’affût des petits détails dont les artistes ne se soucient pas, elle sait leur éviter de nombreux désagréments et les remettre sur les rails, le cas échéant. C’est donc avec tout son bagage comptable et de gestion qu’Anika Gaudet occupe le poste de trésorière au sein de la Fondation Maison Gilles Carle depuis décembre 2013.

Partenaires

Fondations et entreprises donatrices

Alexandre Taillefer
AON Parizeau
Assurances Banque Nationale
Attraction
Banque Nationale du Canada
Banque TD
BDO Canada LLP, SRL, SENCRL
Bell Canada
Bernard Lamarre
BFL Canada
Bombardier inc.
Cain Lamarre Casgrain Wells
Caisse de dépôt du Québec
Cinémas Guzzo
Corporation financière Cafa
CSN
Datsit studios Inc.
École de technologie supérieure
Entreprise Vinclau
Éric Bujold
Fiera Axium infrastructures inc.
Fondation communautaire juive de Montréal
Fondation Daniel Lamarre
Fondation Gilles Kègle
Fondation J-A Desève
Fondation Marcelle et Jean Coutu
Fondation Mirella et Joey Saputo
Fondation RBC
Fondation René Malo
Gaz Métro
Gestion Privée de Patrimoine CIBC
Gestion Shandrek inc.
Gift Funds Canada
Heenan Blaikie LLP
Immeubles Redbourne inc.
Investissement Québec
KPMG SRL, SENCRL
L’Aubainerie
L’honorable Michael M. Fortier
Loto-Québec
LP8 Média Inc.
Luc Wiseman
Lussier, Cabinet d'assurances inc.
Marketel McCann-Erickson Ltée
Mouvement des caisses Desjardins
Osler, Hoskins et Harcourt LLP
Power Corporation
RBC Banque Royale
Rebuts Solides Canadiens inc.
Rio Tinto Alcan
Société d’habitation du Québec
Société Générale
Technicolor Canada Inc.
Tim Thompson
Ubique Média
V interactions inc.
Woods LLP SENCRL
Zone3 Inc.

Particuliers

Alain Dumont
Amir Khadir
André Audet
André Dugal
André Lesage
André Marsan
Anna Borcellini
Anthony Penhale
Auguste Masson
Auguste Masson
Benoît Lacoste Bienvenue
Bruno Desautels
Carl Bélanger
Carl Deslongchamps
Carole Roy
Caterina Milioto
Christian Turgeon
Claire Léger
Claude Rouleau
Claude Rouleau
Colette Bellavance
Cora M. Tsouflidou
Daniel Fortin
Daniel Gauthier
Demet Tepe
Dominic Morzadec
Dominique Ménard
Dr. Louise Asselin
Fernand Roberge
François Camirand
Françoise David
Guy Frenette
Guy Tremblay
Hyman J. Haiman
Jean Gagnon
Jean H. Dubuc
Jean R. Fabi
Julie Lebouthier
Marcel Venne
Marie-Josée Hogue
Mario Minato
Nancy Orr
Nicolas Marcoux
Pascal Martel
Patrice Boudreault
Paule Gauthier
Philippe Dandurand
Pierre Jasmin
Pierre Lefebvre
Pierre Lesage
René Malo
Robert Chevrier
Robert Dépatie
Robert Gravel
Robert Parizeau
Serge Bilodeau
Sophie Caudiu
Suzanne Rancourt
Sylvain Vincent
Vincent Leduc
Yvon Dupuis

Actualités

Nouvelles

Fondation J-A de Sève

La Fondation J-A de Sève a accordé un montant de 100 000 $ pour soutenir l’ouverture d’une Maison Gilles-Carle sur l’Île de Montréal.

Campagne de financement

Un Livre-coffret haut-de-gamme composé de 12 reproductions des oeuvres de Gilles Carle est présentement mis en vente afin de contribuer à la mise en œuvre d'une première Maison Gilles-Carle sur l’Île de Montréal. Contactez Noémie Sauvageau, coordonnatrice aux communications pour plus de détails à : communications @ fondationsmaisongillescarle.org

Septembre

Le 29 septembre prochain aura lieu l’inauguration des bureaux de la Fondation. Un 5 à 7 festif afin de donner l’envoi à un automne haut en couleurs! Restez à l’affut…

Juillet, août

Chloé Sainte-Marie porte les mots de nos poètes à travers la province. Dans ses tours et détours, elle passe par Petite-Vallée, St-Fabien, Rivière-du-Loup, Port-Cartier, Saint-Pascal, Baie St-Paul, Beauport et plusieurs autres! Pour connaître tous les détails de sa tournée, visitez la liste des prochains spectacles

Juin 2016

13 juin
Pour la paternité

Pour le lancement de la Semaine Québécoise de la Paternité qui se déroulait à l’Hôtel de Ville de Montréal, Christine Fortin a assisté à l’évènement en présence de Monique Vallée, conseillère de la ville, district Cecil-P.-Newman Anie Samson, maire de l’arrondissement Villeray - Saint-Michel - Parc-Extension et Raymond Villeneuve militant souverainiste du Regroupement pour la valorisation de la paternité.

10 et 15 juin
Réseau des femmes d’affaires du Québec

Christine Fortin, membre du Réseau des Femmes d’affaires du Québec, assiste à différents évènements organisés par le RFAQ. Visitant différentes régions afin d’étendre le réseau de la Fondation, Christine s’est rendu dans Montréal-ouest, Lanaudière et les Basses-Laurentides.

8 juin
Dernière AGA de la CDEST

La directrice générale Christine Fortin a assisté à dernière assemblée générale annuelle de la CDEST et CJE HM, corporations qui luttaient contre la désindustrialisation, l’appauvrissement et qui veillaient à l’avenir de la collectivité dans le quartier Hochelaga.

2 juin
Fondation Charles-Bruneau

Chloé Sainte-Marie et Christine Fortin ont participé à la soirée de la Fondation Charles-Bruneau. Pour l’occasion, Chloé Sainte-Marie a remis une œuvre de l’artiste Alanis Obomsawin qui a été vendue pour 1000$ à l’encan.

Mai 2016

Des visages pour la cause

Notre coordonnatrice aux communications et le photographe Mikaël Theimer de Portaits Montréal se sont rendus à la Maison Gilles-Carle de Cowansville pour prendre des photos des aidants et des aidés qui profitent des haltes-répit : un projet-photo qui permet de mettre des visages sur la cause des proches aidants!

26 mai
La Fondation déménage!

La Fondation quitte ses locaux pour s’approprier un nouvel espace dans le quartier Hochelaga, sur la rue Ontario : de grands bureaux aux couleurs de Gilles Carle où sont exposés ses œuvres et ses meubles.

Février 2016
Vent nouveau à la Fondation

Vent nouveau au sein de la Fondation Maison Gilles-Carle avec ses deux nouvelles employées : Christine Fortin, directrice générale et Noémie Sauvageau, coordonnatrice aux communications. Ces deux femmes dynamiques se joignent à Chloé Sainte-Marie pour donner un souffle nouveau à la Fondation.

Février 2016
Défi 5 maisons en 5 ans

La Fondation Maison Gilles-Carle lance un défi au Québec – soutenir l’ouverture de 5 maisons en 5 ans. Pour ce faire, elle recherche des organismes qui ont le gout d’être les porteurs de dossiers dans chaque région du Québec. N’hésitez pas à communiquer avec nous.

4 décembre 2015
Chloé au Téléjournal

Le Téléjournal 22 h vous présente un entretien de Tanya Lapointe et Chloé qui nous parle de ses projets artistiques, de l'ADISQ, de Gilles et de la levée de fonds 2015-2016 de la Fondation.
https://goo.gl/3tfPM7

Entrevue avec Tanya Lapointe au téléjournal de Radio-Canada

5 novembre 2015
La campagne de financement de la Fondation officiellement lancée!

Une conférence de presse hors du commun, bien agréable et conviviale, à l'image du Pot-Luck du siècle, notre grand événement bénéfice à venir.
http://goo.gl/XJFzA6

Conférence de presse, Marché Jean-Talon

La Fondation vous invite à un événement hors du commun : le Pot-Luck du siècle. Les chefs de vos restaurants favoris s'apprêtent à vous offrir le meilleur de leurs confections au sein du plus grand Pot-Luck que Montréal aura connu! Saurez-vous vous mesurez à vos eux? Pour de plus amples détails, voir la section Levée de fonds 2015-2016.

5 juin 2015
Maison Gilles Carle à Montréal

Les partenariats se confirment, les recherches s'intensifient. Du nouveau très bientôt!

15 mai 2015
Chloé au RSPQ

Chloé a pris parole lors de la plénière de clôture au congrès du Réseau de soins palliatifs du Québec. (À partir de la 4e minute.)

Presse

Du 15 septembre au 4 décembre 2016
Exposition

La Galerie Lounge TD a le privilège d’accueillir les œuvres picturales de Gilles Carle, figure de proue du milieu artistique québécois contemporain. Rassemblant plus de 40 œuvres, l’exposition constitue une première rétrospective projetant le talent de Gilles Carle à l’échelle du paysage culturel nord-américain.

Lundi, 17 octobre 2016
De nouvelles ressources pour les aidants naturels dans les bibliothèques de Longueuil

par Vanessa Picotte
dans le Courrier du Sud

Chloé Sainte-Marie à la bibliothèque Raymond-Lévesque

Les bibliothèques de Longueuil viennent d'implanter le service d'information Biblio-Aidants, destiné à tous ceux qui prennent soin d'un proche. Dans le cadre du dévoilement du programme, la chanteuse et comédienne Chloé Sainte-Marie était de passage à la bibliothèque Raymond-Lévesque et a livré un poignant témoignage sur le rôle des proches aidants dans la société, elle qui notamment accompagné son conjoint Gilles Carles pendant 17 ans.

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Mercredi 12 octobre 2016
«Nos prisons sont remplies de pauvres» – Chloé Ste-Marie

«Je ne sais pas vraiment à quoi servent les prisons, lâche-t-elle en entrevue dans un café du quartier Rosemont. Par contre, je peux facilement faire le parallèle avec Gilles Carle qui était lui aussi prisonnier, mais de son corps.»

Muse et compagne du célèbre réalisateur Gilles Carle mort en 2009, Chloé Ste-Marie s’est battue bec et ongles pour que soient reconnus les aidants naturels alors que le cinéaste était atteint de la maladie de Parkinson. «Je me bats encore aujourd’hui, ajoute-t-elle. Pour la réinsertion des prisonniers, c’est la même chose, j’ai l’impression qu’on n’en fait pas assez. Je me demande parfois si l’on n’enferme pas des gens qui n’ont rien à faire dans les prisons.»
Huffington Post Québec

Vendredi 30 septembre 2016
Gilles Carle, le créateur qui n'est pas mort

Évidemment, ces œuvres sont le legs de Gilles à Chloé. Il a dessiné jusqu'à la fin. Même prisonniers de son corps, l'œil du cinéaste et celui du peintre se confondaient. On lui avait même conçu un chevalet adapté à son fauteuil roulant. L'art, c'est ce qui l'a finalement rattaché à la vie. Même très malade, il peignait, et de la peinture, comme un enfant, il en avait partout, dans les cheveux, dans sa barbe, sur ses vêtements.
Radio-Canada, par Franco Nuovo

Samedi 24 septembre 2016
Du Gilles Carle à son meilleur

Moi, à mon plus beau

par Agnès Gaudet au Journal de Montréal

La Maison du Festival (de jazz) présente Moi, à mon plus beau, une exposition du peintre Gilles Carle, cinéaste influent et artiste créateur dont l’œuvre picturale est immense. L’exposition réunit plus de 40 œuvres tout aussi intrigantes les unes que les autres, et qui constituent une première rétrospective. Elle est accompagnée d’un fond sonore créé par Chloé Sainte-Marie qui a partagé la vie de Gilles Carle. Le cinéaste décédé en 2009 à l’âge de 81 ans a fréquenté les arts visuels auprès d’artistes tels que Fernand Léger, Joan Miró, Alfred Pellan et Émile Borduas, et il s’était inscrit à l’École des beaux-arts de Montréal au milieu des années 1940.

Source

Vendredi 22 janvier 2016
Témoignages-conseils d'aidantes d'ici

Visionnez ces trois témoignages-vidéos touchants sur la démence et le rôle d'aidants, partagés par le gouvernement du Canada.
http://goo.gl/TZwMR4

Jeudi le 21 janvier 2016
Soutenez l'excellence du Baluchon Alzheimer!

L'équipe du Baluchon Alzheimer vous invite au Fairmont Reine Élizabeth le 31 janvier pour célébrer la 16e édition de la journée Baluchon Alzheimer. Venez en grand nombre! Plus de détails sur ce lien.
http://goo.gl/IWG1pz

Mercredi 20 janvier 2016
Formation spécialisée à la Maison Michel-Sarrazin

Le centre de jour de la Maison Michel-Sarrzin offre une formation pour personnes accompagnant un proche atteint d'un cancer incurable et qui souhaite rester à la maison. Consultez ce lien pour plus de détails.
http://goo.gl/UMHnpz

Mardi 19 janvier 2016
Pendant ce temps, en France, les choses se concrétisent...

Pour porter suite à un article précédemment publié sur le droit au répit des aidants en France, il semblerait que la loi voté en décembre dernier s'applique telle que promis. Depuis le 1er janvier 2016, 500 euros par an pour l'hébergement temporaire de tout aidé français ont été débloqués.
http://goo.gl/Md9UMt

17 décembre 2015
De nouveaux outils au service des aidants et aidés?

Lisez cet article sur le groupe Osasuna, du Pays Basque, qui utilise les nouvelles technologies pour tester de nouveaux outils visant à alléger le quotidien des aidants. On y retrouve notamment un projet de géolocalisation des aidés en milieux ruraux et le test d'un système innovant de détection des chutes, actuellement en cours.
http://goo.gl/oESqlm

Mercredi 16 décembre 2015
Recherche d'intervenant auprès des proches aidants

Le centre de bénévolat de la Rive-Sud cherche présentement un intervenant rémunéré et à temps plein afin d'offrir un soutien aux aidants de la région. Intéressés? Consultez ce lien : http://goo.gl/NfYLMZ

11 décembre 2015
L'épuisement des aidants, un phénomène international

Il semblerait qu'au sein de sociétés ou la proximité familiale est plus évidente qu'en Occident, les aidants se retrouvent tout de même en situation d'épuisement. African Manager nous emmène à El Menzeh où l'association Alzheimer Tunisie fait ce malheureux constat.
http://goo.gl/o6Xab7

9 décembre 2015
Un atelier pour aidants naturels pour la gestion du stress

Tout aidant sait à quel point il est difficile de gérer le stress issu de son rôle. Le CSSS Dorval-Lachine-Lasalle vous offre maintenant des ateliers visant à gérer ce stress.
https://goo.gl/iZ5AjQ

9 décembre 2015
Les proches aidants on besoin d'un « coach »

Le fonds national suisse de la recherche scientifique publie un excellent article sur les besoins complémentaires au soutien. Une allusion à la complexité du parcours des aidant naturel.
http://goo.gl/TKOqfv

24 novembre 2015
Vigil'Ange, un effort essentiel

Malgré le nombre énorme d'aidants et aidantes que nous retrouvons au Québec, seule une infime proportion d'entre eux se manifeste ou manifeste son besoin de répit. Amour, culpabilité, orgueil, isolement, etc. Plusieurs facteurs cachent les aidants du réseau d'aide existant. Vigil'Ange, une initiative de la Table de réflexion et d'action de retraités et d'aînés (TRARA) de la MRC Rivière-du-Nord, s'attaque au problème.
http://goo.gl/GPBrxI

8 novembre 2015
Aidez la cause

Le projet de Maison Gilles-Carle à Montréal est officiellement lancé! Voici un petit article de La Presse résumant nos intentions et le moyens entrepris pour y arriver.
http://goo.gl/t2612V

2 novembre 2015
Maison Gilles Carle: du répit pour les aidants naturels

En entrevue à Radio-Canada International, Chloé témoigne de son expérience, de la nécessité du répit pour les aidants ainsi que des projets à venir de la Fondation.
http://goo.gl/dxXBWz

Une fondation pour les jeunes proches aidants

La Fondation Maison Gilles Carle salue le travail de Daniel Thibeault qui, à travers la Fondation Céline, Daniel et Laurent ouvre nos yeux sur la réalité des jeunes aidants naturels. Reportage complet disponible en cliquant sur le lien suivant : http://goo.gl/Ys30Nq.

Prolongement des prestations de compassion, est-ce assez?

Les prestations de compassion offertes par l'assurance-emploi passeront de six semaines à six mois. Compte tenu des conditions d'accès restrictives de ce programme qui n'a aidé que 6 102 personnes à l'échelle nationale, est-ce vraiment une bonne nouvelle? Article complet disponible en cliquant sur le lien suivant : http://goo.gl/bqEZK6.

Les aidants naturels, une « main-d'œuvre invisible »

Le vieillissement de la population contribuera-t-il enfin à sortir les aidants naturels de l'ombre? Article complet disponible en cliquant sur le lien suivant : http://goo.gl/BAPxAy.

Faits saillants

Proportions énormes

Au Québec, en 2001, on dénombrait 1 034 230 proches aidants, soit près du cinquième (18 %) de la population âgée de 15 ans ou plus. L'essentiel de l'aide est généralement apportée par une seule personne ou proche aidant dit « principal ». Le plus souvent, il s'agit de la conjointe ou du conjoint, qui sont souvent eux-mêmes âgés et vulnérables, puis des enfants adultes, les filles avant les fils.

Conséquences graves sur la santé

La prise en charge d'un proche en perte d'autonomie est lourde de conséquences sur l'état de santé des aidants :

  • 60% des aidants quittent ce monde avant leur aidé;
  • Près de 30% des aidants font une dépression dans les quatre années suivant la prise en charge de leur nouveau rôle;
  • Au cours de cette période, leur risque de mortalité augmente de 63%;
  • 44% des aidants vivent un stress élevé ou très élevé.

Un étau financier

Une majorité d'aidants naturels déboursent des montants substantiels pour venir en aide à leur proche, principalement en frais de transports et en médicaments. Le tiers des aidants naturels au Canada paient plus de 300$ par mois pour de telles dépenses.

Compte tenu que plus du quart (27%) d'entre eux survivent avec un salaire égal ou inférieur à 25 000$ par année et que la majorité (65%) d'entre ne font pas plus de 45 000$ annuellement, il n'est pas surprenant que les aidants se retrouvent souvent sans moyens et surendettés.

Des économies pour notre système de santé

En 2001, les proches aidants ont consacré minimalement 3,6 millions d'heures par semaine en soins et en aide à un proche en perte d’autonomie, et ce uniquement pour des activités instrumentales. Cette estimation pourrait donc atteindre plus de 7,7 millions d'heures. Cela est d’autant plus significatif en considérant que l’équivalent monétaire de leur contribution peut facilement être estimé à 5 milliards de dollars par année.

Un fardeau surtout féminin

Malgré des acquis remarquables dans le domaine de l’égalité des sexes, et bien que les hommes s'impliquent de plus en plus en tant qu’aidants naturels, les femmes demeurent au cœur de l'aide aux proches en tant qu'aidantes principales. Le genre demeure toujours le facteur prédictif le plus important et le plus constant dans la décision de soutenir un proche âgé.

En 2001, parmi l'ensemble des proches aidants (principaux et secondaires), on comptait 617 245 femmes (60 %) comparativement à 416 985 hommes (40 %). Les femmes restent plus nombreuses et plus engagées que les hommes pour tous les groupes d'âge et en pratique, de 80 % à 90 % des soins et de l'aide sont prodigués par des femmes.

Source : Conseil des aînés Québec, « Pour un équilibre vital : des responsabilités équitables. Avis sur l'état de situation des proches aidants auprès des personnes âgées en perte d'autonomie », recherche et rédaction par Johanne Villeneuve, en ligne sur le site de BAnQ, mars 2008, p. x.

www.banq.qc.ca/

Qui sont les proches aidants?

Le terme « proche aidant » s’applique à toute personne qui fournit du soutien à un membre de sa famille, un voisin ou à un ami qui éprouve des problèmes de santé ou qui est en perte d’autonomie. Bien que, de façon générale, les proches aidants sont des membres d’une même famille, il faut souligner que l’aide dispensée est toujours à titre non professionnelle et non rémunérée. Les aidants eux-mêmes ont de la difficulté à se définir comme tels puisque chaque geste qu’ils posent est d’abord et avant tout un geste d’amour ou d’amitié. Par sa disponibilité et son engagement, non seulement le proche aidant apporte un soutien affectif, mais brise aussi la solitude et l’isolement en permettant à un proche qui souhaite rester à la maison, de conserver sa dignité.

Prenant l’apparence de gestes et d’actions qui peuvent sembler naturels, l’aide apportée à un proche amène toutefois des perturbations profondes au sein de la vie quotidienne.

Que ce soit quelques heures par semaine ou 7 jours sur 7, cela demande une organisation constante :

Aidant

Cette organisation constante participe à l’augmentation du stress, à l’accumulation de la fatigue et à différents maux dont les proches aidants sont forcés d’ignorer pour continuer de prendre soin de leur proche, faute de répit :

Aidant

La réalité des proches aidants exemplifiée par les points mentionnés ci-haut contribue directement aux statistiques croissantes3


1 LECOURS, Chantal. Coup d’œil sociodémographique, Portrait des proches aidants et les conséquences de leurs responsabilités d’aidant, INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC, Numéro 43, novembre 2015.

2 Statistique Canada, Enquête sociale générale, 2012, fichier de micro données à grande diffusion, adapté par l’Institut de la statistique du Québec.

3 Données issues du « Rapport annuel 2011-2012 de l’APPUI pour les proches aidants » Statistique Canada, Recensement 2006 (compilation spéciale réalisée pour l’Appui Montréal), 2012. Reproduit et diffusé tel quel avec la permission de Statistique Canada


La Maison Gilles Carle Brome-Missisquoi


La Maison Gilles-Carle Brome-Missisquoi est née de l'association entre la Fondation Gilles-Carle et le Regroupement de Soutien aux Aidants Brome-Missisquoi (RSABM). Le RSABM œuvre depuis plus de 16 ans auprès des proches aidants de la région en offrant différents services comme la relation d'aide, les cafés-rencontres, les ateliers d'information et de prévention de l'épuisement, les moments de détente, les journées découvertes, la Halte-Répit et le Répit-Accompagnement, auxquels s'ajoute, depuis la construction de la Maison, le nouveau service de Répit-Hébergement.

La Maison permet d'accueillir, pour des séjours de 4 heures à 14 jours, quatre personnes en légère perte d'autonomie qui ne nécessitent pas de soins spécialisés. En tout temps, les aidants peuvent y séjourner, seuls ou avec leur proche.

Avec sa terrasse ensoleillée, le murmure du ruisseau, le chant des oiseaux et la nourriture cuisinée sur place, la Maison Gilles-Carle Brome-Missisquoi est un lieu apaisant où il fait bon vivre. Elle permet aux aidants et à leurs proches de s'adonner à des activités qui leur plaisent tout en profitant des bons soins d'une équipe chaleureuse et accueillante.


Succès de la première Maison Gilles-Carle

Le premier projet d'installation d'une Maison Gilles-Carle (MGC), piloté et géré par le Regroupement de Soutien aux Aidants de Brome-Missisquoi (RSABM) à Cowansville, s'est avéré un franc succès. Le comité mis en place afin de donner naissance à cette maison a su assurer la construction et la mise en œuvre graduelle de ses services sans difficultés majeures.

Afin de minimiser ses coûts, le RSABM a su convaincre la mairie de Cowansville des avantages et de la nécessité d'un tel projet pour ses citoyens. Le Regroupement s'est ensuite associé à un entrepreneur philanthrope de la région, Monsieur Daniel Bélanger, avec qui une relation cordiale et durable s’est établie. Ce dernier s'est engagé à céder un terrain, à y construire une MGC et à n'en facturer que le coût, réduisant au minimum les dépenses de construction.

Au niveau de la mise en place des services, le RSABM a procédé de manière graduelle. La MGC de Cowansville a obtenu peu à peu les subventions qui lui ont permis d'élargir son personnel et sa gamme de services. Aujourd'hui, cette MGC constitue une maison de répit multiservices, dont les services se déclinent comme suit :

  1. Un répit-hébergement : L'aidé est pris en charge pour une durée de 24 heures à 14 jours. L’aidant peut ainsi se reposer chez lui et/ou prendre part à diverses activités à thème culturel et artistique, s'il le désire.
  2. Un répit à domicile : Un bénévole qualifié se rend au domicile de l'aidant prendre soin de son aidé, permettant à l’aidant de sortir et de se reposer quelques heures.
  3. Une halte-répit : L'aidant peut venir avec son aidé à la MGC afin de se reposer, de se ressourcer et d'avoir accès à du soutien psychologique.
  4. La chambre ROMAN/ L'APPUI : Grâce à une subvention du ROMAN (Regroupement des organismes montérégiens d'aidants naturels) et de L'APPUI (organisme pour les proches aidants), l’aidant et l'aidé peuvent séjourner dans une chambre qui leur est réservée, à l'image d'un tout-inclus personnalisé.
  5. Le repas sur place ou pour emporter: Il est offert aux aidants de prendre une pause et de laisser à la maison le soin de préparer le repas, de manière ponctuelle ou à la semaine, et ce à prix modique.
  6. De la formation: Des ateliers de formation et de prévention de l'épuisement sont offerts à tous les aidants.
  7. Un soutien psychosocial : Des travailleurs qualifiés et une panoplie d'activités soutien sont disponibles afin d'informer, de soutenir et de suivre les aidants face à leurs difficultés.

Le succès de la MGC de Cowansville repose sur la constitution d'une équipe compétente et multidisciplinaire et sur l’éventail des services offerts.

Notice biographique

Chloé Sainte-Marie

L’artiste et la chanteuse

C’est d’abord par le cinéma, dans les années 1980, que Chloé Sainte-Marie est connue du public, révélée par le cinéaste Gilles Carle dans des films où elle chante et incarne des rôles-titres. Le charme et la justesse de son jeu sont florissants! En 1986, elle se mérite, pour son rôle principal dans La guêpe, le prix d’interprétation féminine au Festival du film d’aventure de Pau, en France. En 1990, la pièce de théâtre La terre est une pizza de Gilles Carle est encensée au Festival d’Avignon et présentée deux mois durant à Paris. La comédienne connaîtra également d’autres succès qui s’ajouteront aux précédents, tels que La postière en 1991 et Pudding chômeur en 1996.

En 1985, elle interprète avec François Guy la chanson thème que ce dernier a écrite pour le film Cinéma, cinéma. Il s’agit d’un premier élan vers le monde de la musique, guidée par l’esprit visionnaire de Gilles Carle. La même année, elle interprète un rôle-phare dans le film Ô Picasso qui témoigne de l’admiration et de la passion de Gilles Carle pour les arts picturaux, en particulier pour l’œuvre du grand maître Pablo Picasso. Un peu plus tard, elle est de la distribution du film Vive Québec, un documentaire-fiction autour de l’histoire de la capitale québécoise, où elle joue et chante à nouveau. Ce sont les premiers pas de ce qui allait nourrir définitivement sa véritable flamme créative, c’est-à-dire la chanson. Son premier album, L’emploi de mon temps, sorti en 1993 et signé Fernando Arrabal, aura été un banc d’essai afin de déterminer sa voie et d’explorer sa voix.

Au milieu de la décennie suivante, elle enregistre une trilogie d’albums sur lesquels elle chante les grands poètes québécois. Je pleure, tu pleures sort en 1999 et est accueilli comme la surprise de l’année et récolte pas moins de six nominations au gala de l’ADISQ. En octobre 2002, l’album Je marche à toi est lancé et la critique est unanime : qualité et l’originalité se marient encore une fois. Cet album remporte le Félix dans la catégorie Album de l’année – Folk contemporain au gala de l’ADISQ 2003. L’année suivante, une importante tournée conduit Chloé en France, en Suisse et en Belgique où elle récolte plusieurs prix, dont le prix Charles Cros. En 2005, Chloé propose un album intitulé Parle-moi, album presque entièrement consacré à la poésie de Gaston Miron et qui sacre Chloé Sainte-Marie comme l’une des pionnières de la résurgence du genre country-folk au Québec et comme l’une des interprètes des grands poètes du territoire. Ces trois albums deviennent trois spectacles marquants de la scène musicale québécois, mis en scène par Paul Buissonneau, homme de théâtre de renom et ami de longue date de la chanteuse avec qui elle avait fait ses débuts sur scène dans La terre est une pizza.

Suit, en 2009, un album en langue innue, Nitshisseniten e tshissenitamin « Je sais que tu sais », en hommage à Philippe McKenzie fondateur du mouvement folk innu, le premier à chanter dans sa langue maternelle. À l’aide de la poète Joséphine Bacon, Chloé Sainte-Marie se consacre à l’apprentissage de cette langue des premières nations et en fait un projet de spectacle émouvant et engagé mis en scène par Brigitte Haentjens et acclamé par la critique.

En novembre 2011, elle présente l’album « Une étoile m’a dit », un conte musical de Gilles Carle et Michèle Cournoyer mis en musique par François Guy. Conte qui avait été conçu à priori sous forme de scénario mais qui avait été oublié, faute de budget. Pour ce projet, Chloé s’est entourée d’Yves Desrosiers, Émile Proulx-Cloutier, Bernard Adamus, Florent Vollant, Yves Lambert, Éloi et Jonathan Painchaud, Henry-Paul Besnard, Le Vent du Nord et la Bande Magnétique.

L’année 2014 marque la parution de l’album À la croisée des silences grâce auquel Chloé Sainte-Marie porte les voix d’une vingtaine de poètes québécois, dont les mots ont été mis en musique par Sylvie Paquette et Yves Desrosiers, et la réalisation et les arrangements signés par Réjean Bouchard. Un album qui pointe vers le sacré de la vie, ce qui s'y partage et ce qui s'y perd, mais aussi ce qui s'y crée et ce qui s'y espère.

Implication à titre d’aidante et fondatrice d’une œuvre sociale

Parallèlement à son activité artistique, Chloé Sainte-Marie a pris soin de son conjoint Gilles Carle, atteint de la maladie de Parkinson pendant 17 ans. Elle s’est fait porte-voix des aidants naturels et a fondé la Fondation Maison Gilles-Carle, un organisme destiné à venir en aide aux personnes en perte d’autonomie et à leur proche aidant. Elle s’est alliée avec Le Regroupement de soutien aux aidants de Brome-Missisquoi afin de mettre sur pied la première Maison Gilles-Carle qui a ouvert ses portes en avril 2012 et qui a pour mission d’accueillir les personnes en perte d’autonomie et ainsi donner du répit aux aidants. En 2016, elle relance activement la Fondation avec un plan d’affaire sérieux et le rêve de soutenir l’ouverture de 5 maisons en 5 ans.

Notice biographique

Gilles Carle

L’homme, l’artiste, le cinéaste

Artiste multidisciplinaire, on ne peut parler de Gilles Carle sans avoir recours à plusieurs mots : auteur dramatique, monteur, producteur, scénariste, dessinateur, peintre.

Né d’un père technicien en productions laitières et d’une mère institutrice, Gilles Carle a grandi dans les paysages du nord en Abitibi-Témiscamingue. Âgé de 16 ans, il déménage à Montréal afin d’obtenir un diplôme en publicité et marketing, peinture et histoire de l’art à L’École des Beaux-Arts de Montréal. Dès lors, il cumule des formations qui façonnent son esprit créateur déjà animé : un stage d’études en histoire de l’art à Paris, Rome et Bruges, un certificat d’études en imprimerie, gravure et photographie à l’École des Arts Graphiques (École Polytechnique) de Montréal et un certificat en belles-lettres à l’Université de Montréal. Pour payer ses études, il exerce tous les métiers : mineur, comptable, draveur, bûcheron, mesureur de bois (Canadian International Paper), laitier, camionneur, dessinateur, lettreur, correcteur d’épreuves, figurant danseur (Ballets Morenoff), show boy…

Dans les années 50, il participe à la création des Éditions de l’Hexagone, en compagnie de Gaston Miron, Louis Portugais, Olivier Marchand et Hélène Pilotte. Se succèderont par la suite les mises en œuvre de la revue l’Écran avec Patrick Stratam et Jean Billard, puis la revue Liberté, avec Jacques Godbout et André Belleau.

AutoportraitMultipliant la portée de ses mots et de ses images, il est publiciste pour Le Soleil de Québec, artiste au service des arts graphiques à Radio-Canada et critique littéraire et chroniqueur de cinéma et de télévision pour Le Devoir, Vrai, Le Nouveau Journal, Maclean… sous quatre pseudonymes.

En 1965, il est recherchiste à l’Office Nationale du Film du Canada. Il s’impose rapidement comme l’un des cinéastes les plus importants du Québec : alors qu'on ne l'avait autorisé qu'à réaliser un simple documentaire (d'environ 15 ou 20 minutes) portant sur l'enlèvement de la neige à Montréal, il signe son premier long-métrage de fiction (d'environ 75 minutes), La Vie heureuse de Léopold Z. En 1966, réprimandé par son employeur pour avoir transformé en long métrage ce projet de documentaire, il quitte l'ONF pour les Productions Onyx avec lesquelles il scénarise et réalise Le Viol d'une jeune fille douce (1968, Prix spécial du jury du Festival d’Hyères), Red (1970) et Les Mâles (1971). Puis, avec Pierre Lamy, il fonde les Productions Carle-Lamy au début des années 1970 et réalise au cours de cette décennie La Vie heureuse de Léopold Z (1965, Grand Prix du cinéma canadien), Le Viol d'une jeune fille douce (1968, Prix spécial du jury du Festival d'Hyères), La Vraie Nature de Bernadette (1972, six Genie Awards au Canadian Films Awards de Toronto), La Mort d'un bûcheron (1973, quatre Genie Awards), La Tête de Normande St-Onge (1975, deux Genie Awards), L'Ange et la Femme (1977, Prix de la Critique européenne à Avoriaz), L'Âge de la machine (1978, sept Genie Awards et Prix spécial au London Film Festival) Au cours de sannées 80, il réalise Fantastica (1980, sélection officielle au Festival de Cannes), Les Plouffes (1981, Prix du meilleur scénario (Hugo Awards) à Chicago et six Genie Awards), The Great Chess Movie (Jouer sa vie) (1982, Prix spécial du jury au Festival de San Francisco et Premier prix du documentaire au London Film Festival), Maria Chapdelaine (1983, quatre Genie Awards), Ô Picasso (1985, Grand Prix du Festival des films latino-américains de Biarritz), 50 ans (ONF) (1989, Palme d'or au Festival de Cannes)

Gilles Carle écrit également des sketches de cabaret pour Olivier Guimond, le plus grand comique québécois, et une comédie pour la scène, La Terre est une pizza, présentée à Montréal en 1988, puis au Festival d'Avignon l'année suivante et à Paris, au Théâtre du Lucenaire, en 1990. Il reçoit le Prix Albert-Tessier pour l'ensemble de son œuvre (1991), est nommé Chevalier des arts et des lettres par Jack Lang, en France, et fait Docteur en droit honoris causa à l'Université Concordia (1992).

C’est dans les années 90 qu’il réalise ses derniers longs-métrages de fiction, La Postière (1991, Prix du public au Festival international du film de comédie, à Vevey, en Suisse), Pudding Chômeur (1996, Bronze Award au Charleston World Film Festival) et Épopée en Amérique (1997, récipiendaire de trois prix Gémeaux.) En 1994, il est honoré de la Croix de la Légion d'honneur par le président de la République française puis reçoit en 1997 le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène et, enfin, le Prix de l'Ordre du Canada 2000-2001 avant que la maladie ne le réduise à des travaux plus solitaires, d'écriture et d'art plastique, laissant derrière lui, en plus d’une œuvre cinématographique considérable, une œuvre picturale haute en couleurs, à son image.

À partir de 1991, Gilles Carle est atteint d’une maladie dégénérative, la maladie de Parkinson, qui paralyse peu à peu ses mouvements et le rend inapte à marcher, puis à parler. Il est aussi atteint de la maladie d'Alzheimer, une maladie dégénérative qui fait perdre la mémoire. Sa conjointe Chloé Sainte-Marie embauche des préposés pour s'occuper de lui. Elle se démène activement auprès des gouvernements canadien et québécois pour qu'ils viennent en aide financièrement aux aidants naturels… mais elle n'obtient que peu de succès. De cette épreuve nait l’idée d’un lieu de répit pour les proches aidants, sans discrimination de maladies. Gilles Carle s'éteint le 28 novembre 2009 durant les travaux d'aménagement et ne pourra voir l'issue du projet, mais à travers la Fondation et ses œuvres, toute action pour venir en aide aux proches aidants est empreinte de ses couleurs.

Gilles Carle

FILMOGRAPHIE

Longs métrages de fiction :

LA VIE HEUREUSE DE LÉOPOLD Z (1965, Grand Prix du Festival du cinéma canadien)

LE VIOL D’UNE JEUNE FILLE DOUCE (1968, Sélection à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Prix spécial du Jury au festival d'Hyères, Sélection au Festival international des films de Berlin)

RED (1969)

LES MÂLES (1970)

LA VRAIE NATURE DE BERNADETTE (1972, Sélection officielle à la 25e édition du Festival de Cannes, Présélection aux Academy Awards, Meilleur réalisateur et meilleur scénariste aux Prix Genie)

LA MORT D’UN BÛCHERON (1973, Sélection officielle à la 26e édition du Festival de Cannes)

LES CORPS CÉLESTES (1973)

LA TÊTE DE NORMANDE ST-ONGE (1975, Sélection à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes)

L’ANGE ET LA FEMME (1977, Prix de la critique à la 6e édition du Festival d'Avoriaz)

FANTASTICA (1980, Sélection officielle à la 33e édition du Festival de Cannes)

LES PLOUFFE (1981, Sélection à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes)

MARIA CHAPDELAINE (1983, Palme d'or du court métrage à la 42e édition du Festival de Cannes)

LA GUÊPE (1986)

LA POSTIÈRE (1991)

PUDDING CHÔMEUR (1996)


Téléfilms longs métrages de fiction :

UN HIVER BRÛLANT (1971)

A THOUSAND MOONS (1975)

HOMECOMING (LONESOME RIDERS) (1976)

LE CRIME D’OVIDE PLOUFFE / série de 4 émissions (1984) (scénario)

MISS MOSCOU (1991) - Rough Cut

BLOOD OF THE HUNTER (1994)

L’HONNEUR DES GRANDES NEIGES (1994)


Long métrages documentaires :

PLACE À OLIVIER GUIMOND (1966)

PLACE AUX JÉROLAS (1967)

LES CHEVALIERS (1971)

THE GREAT CHESS MOVIE (JOUER SA VIE) (1982) - 2 copies

CINÉMA CINÉMA (1984) - 2 copies

Ô PICASSO (1985) - 2 copies

VIVE QUÉBEC ! (1987)

LE DIABLE D’AMÉRIQUE (1990) – 1 copie 59:34 min. - 1 copie 72:06 min.

ÉPOPÉE EN AMÉRIQUE / série télé de 13 heures (1997)

MOI, J’ME FAIS MON CINÉMA (1998) – 3 copies


Téléfilms moyens métrages de fiction :

LES ENQUÊTES JOBIDON (1963) (scénario)


Moyens métrages de fictions:

SOLANGE DANS NOS CAMPAGNES (1964)

STÉRÉO (1970)

L’ÂGE DE LA MACHINE (1978) – 2 copies


Moyens métrages documentaires:

LE PRIX DE LA SCIENCE (1960) (scénario)

WILFRID PELLETIER, CHEF D’ORCHESTRE ET ÉDUCATEUR (1960)

DIMANCHE D’AMÉRIQUE (1961) – 2 copies

MANGER (1961)

NATATION(1963)

UN AIR DE FAMILLE (1963)

LE QUÉBEC À L’HEURE DE L’EXPO (1967)

LES CHEVAUX ONT-ILS DES AILES ? (1975)

MONTRÉAL OFF(1992)


Courts métrages documentaires :

PATINOIRE (1962)

COMMENT MOURIR AU CINÉMA (1963)

PATTE MOUILLÉE (1964)

PERCÉ ON THE ROCKS (1964, Mention au Festival du cinéma canadien 1963-1967)

CARLE-MASQUES (1979)

50 ANS ONF (1989)


30 longs métrages (fictions, téléfilms et documentaires)

10 moyens métrages (fictions et documentaires)

6 courts métrages (documentaires)

sous-total : 46 films

1 série de 4 heures télé ( fiction)

1 série de 13 heures télé (documentaire)

total : 63 films

300 réclames publicitaires

Dons

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C'est grâce à des gens comme vous, des gens-soutien, des gens-espoir que la cause des aidants peut se maintenir debout. Merci!

Aidante avec sa fille

Contact

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Fondation
Bureau : 514-722-5263

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Directrice générale
Cellulaire : 514-919-1299

Communications
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